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    Bản Việt Ngữ quyển VietNam của Louis Roubaud đã được xuất bản năm 1963 do nhà xuất bản Đại Nam văn hiến phát hành hiện lưu trữ tại thư viện Quốc Hội Hoa Kỳ.

     Louis Roubaud  - 92 năm ngày các anh hùng Việt Nam Quốc Dân Đảng bị xử tử ở Yên Báy

    Bản Việt Ngữ quyển VietNam của Louis Roubaud đã được xuất bản năm 1963 do nhà xuất bản Đại Nam văn hiến phát hành hiện lưu trữ tại thư viện Quốc Hội Hoa Kỳ.

    Việt Nam !

    Louis Roubaud

    17/06/1963

    YlymHa cập nhật tháng 6 năm 2026

    NguyenThaiHoc

    Couverture de l’ouvrage de Bach Dien sur Nguyen Thai Hoc et le VNQDD paru à Hanoi en 1950 (Ngày Mai) © TTXVA 

    Archives par mot-clé : Yen Bay 

    Lời giới thiệu : Gần đến ngày tưởng niệm 92 năm (17/6/1930-17/6/2022) ngày các bậc anh hùng Quốc Dân Đảng bị chém ở Yên Báy chúng tôi trân trọng đăng bản dịch trích từ tác phẩm "Việt Nam" của nhà báo Pháp Louis Roubaud. Ông đã chứng kiến từng người một bình thản đi đến máy chém. Mười ba bậc anh hùng này đã hô vang "Việt Nam". Ông xúc động mãnh liệt và kể lại sự kiện bi hùng trong tác phẩm tựa đề "Việt Nam". Lần đầu tiên tại Pháp hai tiếng "Việt Nam" được dùng để nói về An Nam thuộc địa của Pháp. (TQV)

    "Quel est ce vocable qui rappelle qu’on ne bâillonne pas un peuple, qu’on ne le mate pas avec le sabre courbe du bourreau"

    Chúng tôi chân thành cảm ơn một người bạn văn muốn ẩn danh ở Pháp đã dịch ra tiếng Việt và cảm ơn một người bạn Mỹ đã dịch ra tiếng Anh. Qua bản gốc tiếng Pháp và hai bản dịch tiếng Việt và tiếng Anh này chúng tôi hy vọng những người Việt trong và ngoài nước biết đến các bậc anh hùng đã bỏ mình vì nước vào rạng sáng ngày 17 tháng 6 năm 1930. Tiếng hô vang "Việt Nam" vẫn còn vang vọng bên tai và trong lòng chúng ta muôn đời. 


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    Débat / Questions d'histoire, Histoire et sociétés d'Indochine 

    Commémorations de Yên Báy en 2015 : intérieur / extérieur

    17/06/1963

    Le 17 juin 1930, le révolutionnaire Nguyễn Thái Học (1902–1930) et douze de ses camarades de parti étaient guillotinés à l’aube à Yên Báy. La sinistre exécution des membres du Parti national du Viêt-Nam (Việt Nam Quốc Dân Đảng, VNQDĐ) fut décrite avec émotion en son temps par le journaliste Louis Roubaud. Ce jour noir, véritable drame historique pour le Viêt-Nam, est depuis lors dédié aux martyrs de l’organisation nationaliste révolutionnaire qui s’était soulevée en février 1930 dans ses places fortes du Tonkin et de l’Annam contre la puissance coloniale. Gravée dans la mémoire du VNQDĐ, la journée du 17 juin est l’occasion à l’intérieur du pays comme à l’extérieur de revendiquer une filiation à la fois anticoloniale et révolutionnaire mais aussi dans une certaine mesure anticommuniste car le Parti reste toujours interdit au Viêt-Nam.

    “Négliger la psychologie est une faute. Chaque fois qu’on la commettra délibérément et longuement en Indochine, il y aura des réactions sauvages, du massacre, de la répression et tout cela se résoudra en affaires sanglantes” (Bon Mat, La nuit rouge de Yên Bay, p. X).

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    Couverture de l’ouvrage de Bach Dien sur Nguyen Thai Hoc et le VNQDD paru à Hanoi en 1950 (Ngày Mai) © TTXVA 

    Le Parti national du Viêt-Nam, fondé le 25 décembre 1927 par un groupe de jeunes intellectuels de Hanoi alors investis dans une maison d’édition “subversive” pour le pouvoir colonial, connut une destinée rudement mise à l’épreuve par la brutale décolonisation puis par la guerre civile, en particulier lorsque celle-ci prend forme dans les limbes de la “Révolution d’août” en 1945-1946. Entre sa date de création et 1930 date du soulèvement général, l’organisation nationaliste révolutionnaire était pour ainsi dire la plus forte et la mieux organisée sur le territoire vietnamien (Nord, Centre et Sud), inquiétant de fait les autorités coloniales qui l’avait infiltrée, espionnée et qui traquait ses adhérents pour contrer leurs objectifs politiques. A cette époque, toute organisation révolutionnaire était automatiquement raccrochée à la “bolchévisation” de l’Indochine, terme aisé pour stigmatiser l’ennemi anticolonial intérieur. La Sûreté coloniale, pourtant bien au fait du programme de libération nationale de l’organisation révolutionnaire, préfère “voir rouge” plutôt que de considérer avec sérieux la revendication indépendantiste. Il était plus facile en effet de faire croire qu’une lutte s’était engagée contre le diable bolchévique que d’avouer que l’on s’attaquait à une organisation d’étudiants infortunés et d’intellectuels idéalistes qui plongeait leurs références culturelles dans l’histoire ancienne du Viêt-Nam et ses symboles dans la Révolution française ! La devise du programme du Parti n’était-elle pas “Liberté, Égalité, Fraternité“, cinglant camouflet pour une République coloniale qui ne voulait reconnaître ses fils rebelles, formés et éduqués par la France mais ne bénéficiant d’aucun droits politiques.

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    Affiche du Secours Rouge international © ANOM / CAOM 

    En Métropole, le fait était si frappant que les défenseurs des futurs guillotinés de Yên Bái appelaient à soutenir des “camarades” que l’on croyait affiliés au communisme international. Après “le soulèvement général” dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 février 1930, prématuré et plutôt chaotique, le Parti nationaliste entra dans une spirale de l’échec. Il fut très sévèrement pourchassé, ses militants traqués et tués quand ils n’étaient pas envoyés au bagne pour de longues années. Certains finirent leurs jours bien loin de leur terre natale… en Guyane, un des lieux de mémoire du Parti que les descendants entretiennent toujours aujourd’hui. Entre l’échec de Yên Bái et 1933, le Parti national fut quasiment décimé à l’intérieur de l’Indochine. Par cet acte, la France laissa le champ libre à une organisation concurrente mue par la détestation du nationalisme du VNQDĐ jugé petit-bourgeois ou “réactionnaire” : le Parti communiste indochinois (PCI), branche kominternienne du communisme international et régional. Celui-ci eut en effet désormais le champ libre pour organiser sous son contrôle ce qu’il restait des forces antifrançaises et promouvoir son credo de la violence révolutionnaire. Pourtant, de leur côté, les militants communistes payèrent également le prix fort pour leur constitution en Soviets dans l’ancienne province de Nghệ Tĩnh. En 1930-1931, une répression de feu, de fer et de sang, appuyée par l’aviation et la Légion, devait s’abattre sur les apprentis révolutionnaires qu’ils soient “rouges ou bleus”.

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    Portrait de 12 condamnés de Yên Báy, revue Cong Hoa, 1964 © Dien Dan Sach Xua / “Giay Goi Xoi” 

    Mais, après le tremblement de Yên Bái, le VNQDĐ n’avait pas dit son dernier mot. Grâce à une série d’amnisties décrétées par le pouvoir colonial et qui intervinrent entre 1934 et 1936, quelques intellectuels reprirent du service sous la surveillance accrue de la Sûreté. Tel Nguyễn Ngọc Sơn qui, en 1938, se voyait bien à la tête d’un nouveau Parti nationaliste socialisant, tel Nguyễn Thế Nghiệp qui réorganisa avec Sơn et des anciens comme Ngô Thúc Địch un Nouveau VNQDĐ (Tân VNQDĐ) à l’aube de la Seconde guerre mondiale pour répondre aux nouvelles exigences historiques. Le Parti, sous diverses formes à la fois culturelles, sociales et politiques, put renaître de ses cendres. A l’extérieur du pays, il s’était particulièrement bien développé, notamment au Yunnan où sa branche dirigée par le redoutable chef Vũ Hồng Khanh avait activement recruté chez les employés des Chemins de fer.

    A l’intérieur du pays, il fallut attendre le tournant de 1938-1939 pour que les anciens affiliés, jeunes descendants ou simples sympathisants, s’organisent contre le pouvoir colonial en créant de multiples factions révolutionnaires aux résonances du Viêt-Nam ancestral. Le Đại Việt Quốc Dân Đảng (ou Parti nationaliste du Grand Viêt-Nam), dirigé par Trương Tử Anh, fut fondé en compagnie d’anciens membres du VNQDĐ en décembre 1938. L’organisation révolutionnaire originale n’avait pas pour autant disparu. Elle reprit le contact avec l’extérieur pour préparer le “grand soir” nationaliste, anticolonial et révolutionnaire. Mais, entretemps, depuis 1941, un front unitaire, dénommé Ligue pour l’Indépendance du Viêt-Nam, en abrégé Việt Minh, s’était solidement implanté aux confins de la Haute-Région du côté de Cao Bằng dans le territoire des Nùng puis dans la province de Thái Nguyên. Si elle se présentait aux habitants comme un front nationaliste indépendantiste, elle était en réalité tenue par une poignée de cadres du PCI déterminés à s’emparer du pouvoir sur le modèle de Lénine.

    L’organisation kominternienne, le PCI, s’avéra être la formation concurrente la plus dangereuse pour le VNQDĐ. En effet, les militants nationalistes s’étaient affrontés aux militants communistes dans les bagnes coloniaux, plus particulièrement au sein du bagne n°2, réservé aux détenus politiques. Ce furent de véritables batailles rangées de plusieurs centaines de détenus politiques qui devaient amoindrir encore l’organisation nationaliste révolutionnaire. Certains de ses cadres éminents comme Trần Huy Liệu (futur ministre de la propagande du gouvernement de Hồ Chí Minh) et Nguyễn Bình (futur chef de la résistance antifrançaise sudiste) rejoignirent le Việt Minh/PCI et quelques années plus tard prêtèrent main forte à la Sûreté Việt Minh pour détruire un peu plus leur ancienne organisation.

    En 1945-1946, c’est le combat fratricide entre les différentes organisations révolutionnaires. L’alliance nationaliste formée du VNQDĐ, du Đại Việt et du ĐMH affronte les armes à la main la Garde nationale du Viêt-Minh (Vệ Quốc Đoàn) et sa police d’assaut. Mais je ne compte pas ici me lancer dans cette histoire complexe faite de trahisons sanglantes et de retournements de situation ni même disserter sur la dichotomie faite encore aujourd’hui par les historiens officiels à Hanoi entre un “bon VNQDĐ” (celui de 1927-1930), authentique et révolutionnaire, et un “mauvais VNQDĐ” (celui de 1945-1946), falsificateur et réactionnaire, pour considérer les traces de la révolte de Yên Bái dans les actes commémoratifs à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

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    Extérieur 2 : Photographie rare de la cérémonie en hommage à Nguyen Thai Hoc à Hanoi le 18 juin 1946 © 2013 Xua & Nay

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    Extérieur 2 bis : Même manifestation du 18 juin 1946, vue plus lointaine © TTXVA 

    Pour ce faire, nous devons garder en mémoire que la première commémoration officielle des nationalistes anticolonialistes se déroula en juin 1945 précisément à Hanoi lors d’une célébration en hommage à Nguyễn Thái Học, chef du VNQDĐ exécuté en 1930 et à Phạm Hồng Thái, le militant révolutionnaire de la Société des Coeurs (Tâm Tâm Xã) instigateur de l’attentat de 1924 à Canton contre Martial Merlin, le Gouverneur général de l’Indochine de l’époque. Cette première célébration officielle intervint après le démantèlement du pouvoir colonial par les Japonais le 9 mars 1945, la chose ne pouvant bien évidemment être concevable avant. La seconde célébration d’envergure se déroula également à Hanoi une année plus tard le 18 juin 1946 alors que la situation entre le Viêt Minh et l’opposition incarnée principalement par le VNQDĐ était des plus tendues. Mais dans les deux cas, les frères ennemis de la révolution vietnamienne pouvaient rendre hommage ensemble aux deux martyrs qui avaient montré le chemin de la libération nationale : Nguyễn Thái Học dans un acte délibéré, assumé et revendiqué (voir sa lettre aux députés français) ; Phạm Hồng Thái dans une action terroriste qui le mena, dans sa fuite, à se noyer dans la Rivière des Perles bordant Canton.

    Si Phạm Hồng Thái bénéficia d’une sépulture dans le cimetière des révolutionnaires chinois de 1911 grâce au soutien de Sun Yat-sen en personne, je ne sais ce qu’il est advenu du corps de Nguyễn Thái Học. Son corps et ceux de ses compagnons d’infortune ont-ils été brûlés, enterrés, jeté dans un fleuve ou dans une fausse commune ? Il serait intéressant d’enquêter sur ce que sont devenus les corps décapités et les têtes de ces martyrs du colonialisme. Nous avions signalé dans un billet précédent cette absence d’image permettant d’entretenir la mémoire des hommes et du parti et la substitution d’une autre image du début du XXe siècle pour tenter d’incarner les treize guillotinés de Yên Bái.

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    Extérieur 3 : Trois couronnes funéraires © 2015 MLBVN 

    Extérieur : Sans sépultures nominatives, peut-être (il faudrait pouvoir vérifier) mais pas sans autels et autres tombes reconstituées. Le nom de Nguyễn Thái Học n’a pas disparu de l’imaginaire national vietnamien. Toutes les grandes villes du pays possèdent une rue à son nom, une école, un lieu dédié. Le 85e anniversaire de l’exécution des révolutionnaires de Yên Bái a été l’occasion de voir que cette ville n’a jamais oublié son héros. Situé dans un grand parc bordant un petit lac, un monument imposant, en béton, présente cinq cadres du Parti, debout, à la fière allure : Nguyễn Thái Học, Nguyễn Khắc Nhu, Phó Đức Chính, Nguyễn Thị Giang, Ngô Hải Hoàng.

    C’est au pied de ce monument que les mémoires continuent à s’affronter pour revendiquer l’héritage de Nguyễn Thái Học. Un des membres du Mouvement des Blogueurs du Viêt-Nam a déposé le 14 juin une couronne de fleurs en hommage aux révolutionnaires. Celle-ci côtoie deux autres couronnes “concurrentes” ou complémentaires selon le choix. On peut observer (mais difficilement) sur celle de droite (sur la photo) l’inscription “danchuonline.com“, un blog de propagande contrôlé par la Sécurité vietnamienne pour contrer tout ce que le pays peut compter de jeunes dissidents (nous rectifierons si l’on nous signale qu’il s’agit d’une erreur). La couronne du centre est offerte par un des Lycées (THCS) de la ville ou de la province.

    L’hommage discret de quelques dirigeants importants du Parti communiste vietnamien (PCV) est visible dans le parc de Yên Hòa : Đỗ Mười en 2002, Phạm Gia Khiêm et Nguyễn Tấn Dũng en 2004, Tô Huy Rứa en 2011 ont fait planter un arbre souvenir aux héros révolutionnaires (cf. Video ci-dessus, tournée en septembre 2013). Quels fruits donneront ces arbres ? Une stèle commémorative dédiée à la révolte de Yên Bái et offerte par le comité culturel de la ville est illustrée d’une dédicace d’Aragon, traduite en vietnamien : “Quel est ce vocable qui rappelle qu’on ne bâillonne pas un peuple, qu’on ne le mate pas avec le sabre courbe du bourreau” écrivit l’intellectuel communiste français en 1931 dans Front Rouge en souvenir de Yên Bái (cf. Littérature de la révolution mondiale, no 1, Moscou, juillet 1931).

    Un anneau géant, reposant sur 17 piliers, est bardé de la célèbre devise de Nguyễn Thái Học : “On devient un être exemplaire même si on échoue” (Không thành công thì thành nhân). Ce mausolée à ciel ouvert rassemble en son sein deux sortes de stupas, une plaque en marbre noir biseautée, censée incarner la guillotine, sur laquelle est inscrite la phrase “Mourir pour sa Patrie, c’est mourir glorieusement” (Chết vì tổ quốc, chết vinh quang). Une grande plaque commémorative est gravée du nom de 21 membres du Parti : 4 exécutés le 8 mai 1930 et dix-sept autres le 17 juin 1930. Elle sert de lieu de recueillement comme le montre l’encensoir de pierre placé devant la plaque. Loin du tumulte de la ville, le lieu est propice au recueillement. Les révolutionnaires de Yên Bái bénéficient bien d’un lieu de mémoire digne de ce nom mais si silencieux ce 17 juin 2015.

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    Intérieur 1 : Cérémonie à l’hôtel Sheraton à Little Saigon le 14 juin 2015 [lien vers vidéo] © 2015 Viet Quoc

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    Intérieur 2 : Autel de Nguyen Thai Hoc à San Jose (Californie) [lien vers vidéo] © STBN

    Intérieur : A l’étranger, point de mausolée en dur, celui-ci prend la forme d’autels patriotiques à l’effigie des héros, fluctuants au gré des cellules survivantes du parti exilé. Principalement aux États-Unis, le 85e anniversaire a donné lieu à une grande commémoration dans un hôtel de Garden Grove (Little Saigon) en Californie. Trois orateurs se sont succédé à la tribune pour rappeler la signification de cette journée mais aussi les défis et enjeux du Viêt-Nam actuel. Les objectifs révolutionnaires du Parti sont réaffirmés et le Parti communiste, l’ennemi de toujours, vilipendé pour sa gestion des affaires. Le drapeau à l’étoile blanche du Front QDĐ (Mặt Trận Quốc Dân Đảng) de 1945-1946 décore l’autel, le pavillon rouge et jaune de l’armée insurrectionnelle de 1930 entoure le portrait du chef vénéré… La célébration sert à maintenir et à pérenniser l’identité et le combat du Parti nationaliste. On s’y recueille, on s’y retrouve entre amis et on compte ses forces ; maigres forces peut-être par le nombre, mais pas si faibles dans ce qu’elles incarnent : une page essentielle et indélébile de l’histoire de la révolution vietnamienne.

    * * *

    Pour conclure rapidement, la mémoire du VNQDĐ continue d’être clivée à l’image du processus révolutionnaire anticolonial vietnamien : d’un côté, pas de commémoration officielle mais une marque de respect discrète dans un espace décentré ( Yên Bái et non plus Hanoi comme en 1945-1946) ; de l’autre, la revendication de l’héritage, des valeurs politiques de l’organisation et l’affirmation d’une continuité dans la lutte malgré l’extension programmée de la descendance dans un espace transnational où la toile sert de caisse de résonance. Entre les deux, un blogueur téméraire portant sa couronne au nom de sa petite organisation (issue de la société civile), elle aussi, interdite. Une organisation non officielle rend hommage aux héros d’un parti interdit dans un site historique officiel, voilà une belle contradiction vietnamienne. L’ombre grave de Nguyễn Thái Học plane encore.

    De fait, si l’on se penche un peu plus sur l’historiographie de ce Parti et sur ce qui est en dit au Viêt-Nam même, on pourra déceler une admiration non feinte pour les valeurs démocratiques et sociales portées par cette organisation tout au long de son existence. Le VNQDĐ est très respecté mais celui-ci ne peut être aujourd’hui apparent dans un pays dirigé par un État-Parti communiste qui l’a toujours combattu.

     FG, 17/06/2015. (MàJ)

    Références évoquées dans le billet :

    Bon Mat, La nuit rouge de Yên Bay, sur Gallica. L’auteur, Sergent français surnommé “Quatre z’Yeux”, revient sur le déroulement des événements, la question de l’armée coloniale et les conséquences à tirer de “dix ans au moins de mauvais travail” (p. 29).

    Christèle Dedebant, Saïgon-Cayenne, les derniers déportés politiques la Guyane ?, Une saison en Guyane, Dossier Bagne, Histoire n° 13, 29 janvier 2015.

    Document : Deux ans d’Indochine – un fleuve de sang (1934) sur Mémoires d’Indochine.

    Image “à la une” : portrait de Nguyen Thai Hoc tiré de la vidéo musicale hommage de Ngo Nguyen Tran :

    https://indomemoires.hypotheses.org/tag/yen-bai

    Bản Việt Ngữ quyển VietNam của Louis Roubaud đã được xuất bản năm 1963 do nhà xuất bản Đại Nam văn hiến phát hành hiện lưu trử tại thư viện Quốc Hội Hoa Kỳ.

    Archives par mot-clé : Yen Bay 

    Lời giới thiệu : Gần đến ngày tưởng niệm 92 năm (17/6/1930-17/6/2022) ngày các bậc anh hùng Quốc Dân Đảng bị chém ở Yên Báy chúng tôi trân trọng đăng bản dịch trích từ tác phẩm "Việt Nam" của nhà báo Pháp Louis Roubaud. Ông đã chứng kiến từng người một bình thản đi đến máy chém. Mười ba bậc anh hùng này đã hô vang "Việt Nam". Ông xúc động mãnh liệt và kể lại sự kiện bi hùng trong tác phẩm tựa đề "Việt Nam". Lần đầu tiên tại Pháp hai tiếng "Việt Nam" được dùng để nói về An Nam thuộc địa của Pháp. (TQV)

    "Quel est ce vocable qui rappelle qu’on ne bâillonne pas un peuple, qu’on ne le mate pas avec le sabre courbe du bourreau"

    Commémorations de Yên Bái en 2015 : intérieur / extérieur

    Chúng tôi chân thành cảm ơn một người bạn văn muốn ẩn danh ở Pháp đã dịch ra tiếng Việt và cảm ơn một người bạn Mỹ đã dịch ra tiếng Anh. Qua bản gốc tiếng Pháp và hai bản dịch tiếng Việt và tiếng Anh này chúng tôi hy vọng những người Việt trong và ngoài nước biết đến các bậc anh hùng đã bỏ mình vì nước vào rạng sáng ngày 17 tháng 6 năm 1930. Tiếng hô vang "Việt Nam" vẫn còn vang vọng bên tai và trong lòng chúng ta muôn đời. 

    Trần Quốc Việt 

    ***

    Việt Nam

    Louis Roubaud – T ác giả ẩn danh dịch sang tiếng Việt

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    Từ "Việt" là tên gọi một tộc trong trăm tộc, theo thần thoại, lập ra Đế quốc An Nam. Việt có nghĩa là Tổ quốc.

    Việt cũng có nghĩa là "ở dưới đó, ở xa tận dưới đó" và nhắc nhở cuộc di dân lập quốc ở phía cực nam của nước Tàu.

    Người ta nói "Việt Nam" (phía Nam ở xa) thay vì nói "An Nam" (phía Nam bình yên).

    Xóa bỏ từ Trung Hoa "an", có nghĩa "bình yên, ổn định", là một cách phủ nhận ký ức về kẻ chinh phục xưa và không chấp nhận sự chiếm đóng của giặc xâm lăng.

    Việt Nam ! Việt Nam ! Tổ quốc phía Nam ! Tổ quốc phía Nam !... Mười ba lần tôi nghe tiếng hét đó trước máy chém ở Yên Báy. Mười ba người bị kết án tử hình, kẻ trước người sau, chỉ cách đoạn đầu đài 2 thước, đã hô lớn "Việt Nam" .

    Louis Roubaud 

    Nguyên tác : Viet Nam, Librairie Valois, Paris, 1930. Bản tiếng Anh của Robert Charles Dolan, tác giả ẩn danh dịch sang tiếng Việt

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    "Viet", which is the name of one of the 100 legendary founding families of the empire of Annam, expresses the idea of homeland (or motherland).

    It also means "over there, in the distance" and recalls the exodus of populations that settled to the far south of China.

    We say "Viet Nam" (distant south) rather than "Annam" (peaceful south).

    The elimination of the Chinese word "an", signifying "peaceful or pacified", is a protest against the memory of the former conqueror and against the acceptance of the conquest.

    Viet Nam ! Viet Nam !... Homeland of the South ! Homeland of South !... 13 times I heard this cry in front of the guillotine of Yen Bay. The 13 men sentenced to death proclaimed it, one after another, standing just 2 meters from the scaffold.

    ************************

    Phỏng vấn Ký Con

    Louis Roubaud - Trần Quốc Việt dịch 

    Lời người dịch : Vào tháng Sáu năm 1930 trong văn phòng của ông Arnoux, chánh mật thám Bắc Kỳ, tại Hỏa Lò, Hà Nội, phóng viên Pháp Louis Roubaud từ Paris đến đã phỏng vấn Ký Con, trưởng ban ám sát và kỷ luật của Việt Nam Quốc Dân Đảng. Nhà báo Pháp tả về Ký Con như sau :

    "Ông 22 tuổi người nhỏ con và gầy. Mặt ông giống như mặt con sóc và mắt ông sáng. Ông vẫn đứng thẳng và khi ông phấn khích, ông dường như quên ông là người tù. Hai cổ tay ông bị còng chéo chặt lại với nhau nên cử chỉ duy nhất ông có thể làm là giơ hai cánh tay lên về hướng quạt trần.

    "Ký Con" cười nói vui vẻ, đôi vai ông rung lên, ông dường như trò chuyện thoải mái ở đây với một người thông minh sau những giờ dài đơn điệu trong xà lim".

    Ông Arnoux nói tiếng Việt còn "giỏi hơn người bản xứ" đã thông dịch cho phóng viên Louis Roubaud trong cuộc phỏng vấn. Ở cuối chương về Ký Con, tức Đoàn Trần Nghiệp, Roubaud viết "Arnoux là kẻ thù tàn bạo nhất của họ, truy đuổi họ đến cùng, nhưng ông không bao giờ khinh miệt họ".

    Họ ở đây không ai khác hơn chính là những liệt sĩ vô danh và hữu danh của Việt Nam Quốc Dân Đảng. (TQV)

    ***

    Bây giờ đến lượt tôi hỏi ông.

    "Nếu ông không tin chắc vào thắng lợi, tại sao ông vẫn cứ tiếp tục làm ?"

    Ông đáp :

    "Luôn luôn phải có người bắt đầu trước rồi người sau mới nối bước được. Hôm nay chúng tôi không thành công thì người sau tất sẽ thành công".

    "Thành công điều gì ?"

    "Là đuổi người Pháp ra khỏi nước An Nam".

    "Phải chăng ông sẽ đạt được mục tiêu ấy bằng cách sát hại đồng bào ông ?"

    "Tôi chỉ trừng phạt những kẻ phản bội. Nếu tôi giết ai thì đó cũng chỉ là vì cái lợi ích chung. Chẳng lẽ ông đã làm được cách mạng mà không cần giết người ?"

    "Và ông còn cướp cả hành khách nữa".

    "Cách mạng cần tiền. Trên xe có nhiều thương gia người Tàu giàu có đi chợ để tích trữ lúa gạo. Tôi bảo với họ rằng tôi có nhiệm vụ lấy của người giàu chia cho người nghèo".

    "Ông là cộng sản ?"

    "Tôi chỉ là người ủng hộ chính quyền cộng hòa như ông. Tôi mong muốn nước tôi những gì các ông đã đạt được cho nước các ông : một chính phủ dân chủ, phổ thông đầu phiếu, tự do báo chí, công nhận nhân quyền và quyền của công dân, và trước tiên là độc lập !"

    Ông còn tuyên bố : 

    "Giá như người Pháp thương chúng tôi, họ sẽ thấy chúng tôi đau khổ !"

    Rồi ông nói tiếp :

    "Người đau khổ nhất là người già vì họ không còn nhìn thấy rõ nữa. Chúng tôi đang sống không có ánh sáng như người già. Chúng tôi là dân tộc đang sống trong bóng tối".

    Nói xong, "Ký Con" bị giải về xà lim.

    Louis Roubaud

    Nguyên tác : "Việt Nam", Nhà xuất bản Librairie Valois, Paris, 1931. Bản tiếng Anh của Robert Charles Dolan.

    Trần Quốc Việt dịch

    *******************

    "Tủi thân không được chết vinh dưới cờ"

    Trần Quốc Việt, 14/06/2022

    Cô Giang (1909-1930) là người nữ anh hùng, người vợ đồng chí hướng của anh hùng Nguyễn Thái Học. Sau khi chồng và 12 anh hùng đảng viên Quốc dân Đảng bị xử tử ở Yên Bái vào ngày 17 tháng Sáu 1930, Cô Giang tự kết liễu đời mình vào ngày hôm sau ở quê chồng và để lại hai lá thư ngắn và một bài thơ.

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    Cô Giang (1909-1930)

    Hôm nay nhân 92 năm ngày mất của người nữ anh hùng này, chúng tôi đăng lại hai bức thư ngắn và bài thơ. Chúng tôi cũng dịch một bài báo ngắn về Nguyễn Thị Giang, tức Cô Giang, đăng gần 3 tháng trước ngày những bậc anh hùng Quốc Dân Đảng bị hành hình ở Yên Bái và ngày Cô Giang tuẫn tiết.

    Hai bức thư của Cô Giang (Nguyễn Thị Giang)

    Bức thư thứ nhất

    "Ngày 17 tháng 6,1930

    Thưa Thầy, Mẹ,

    Con chết là vì hoàn cảnh đã bó buộc con : không báo thù được cho nhà, rửa được nhục cho nước ! Sau khi đã đem tấm lòng trinh bạch dâng cho chồng con ở đền Hùng, giờ con tìm về chỗ quê cha, đất tổ, mượn phát súng này mà kết liễu đời con !

    Đứa con dâu thất hiếu kính lạy".

    Bức thư thứ hai

    "Anh đã là người yêu nước !

    Không làm tròn được nghĩa vụ cứu nước, Anh giữ lấy tấm linh hồn cao cả để về mà chiêu binh, rèn lính ở dưới suối vàng !

    Phải chịu đựng nhục nhã, mới có ngày mong được vẻ vang ! Các bạn đồng chí phải sống lại sau Anh, để đánh đổ cường quyền, mà cứu lấy đồng bào đau khổ !"

    *

    Bài thơ :

    "Thân không giúp ích cho đời !

    Thù không trả được cho người tình chung !

    Dẫu rằng đương độ trẻ trung,

    Quyết vì dân chúng thề lòng hy sinh.

    Con đường tiến bộ mông mênh,

    Éo le hoàn cảnh buộc mình biết sao !

    Bây giờ hết kiếp thơ đào

    Gian nan bỏ mặc đồng bào từ đây !

    Dẫu rằng chút phận thơ ngây,

    Sổ đồng chí đã có ngày ghi tên !

    Chết đi dạ những buồn phiền,

    Nhưng mà hoàn cảnh truân chuyên buộc mình !

    Quốc kỳ phất phới trên thành,

    Tủi thân không được chết vinh dưới cờ.

    Cực lòng nhỡ bước sa cơ !

    Chết sầu, chết thảm, có thừa xót xa !

    Thế ru ? Đời thế ru mà ?

    Đời mà ai biết ? Người mà ai hay".(1)

    *

    Phụ nữ Đông dương phản kháng - Vai trò họ đóng trong các cuộc bạo loạn

    INDO-CHINA'S WOMEN REBELS.

    The Straits Times, 21 March 1930, Page 13

    Article also available on Microfilm Reel NL00633



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    Báo The Straits Times, 21 tháng Ba 1930, trang 13

    Mật thám ở Đông dương đang truy nã khắp nơi người yêu của Nguyễn Thái Học - một cựu giáo viên tiểu học - tên Thị Giang, người được cho là đã đóng một vai trò rất quan trọng nhằm chuẩn bị cơ sở cho cuộc khởi nghĩa ở Yên Bái và cho các cuộc nổi dậy ở bản xứ.

    Nguyễn Thái Học là người cầm đầu những nghĩa quân, và theo các lời khai của một số người dưới quyền của ông hiện nay đang bị bắt giam, người yêu của ông Thị Giang đã phụ trách công tác tuyển mộ những phụ nữ trẻ và thiếu nữ để giúp cho sự nghiệp "cách mạng".

    Những thiếu nữ và phụ nữ này thật sự đã thực hiện được nhiều công tác ích lợi nhất cho các nghĩa quân. Họ chuyền tay nhau các danh sách những người đóng góp tiền bạc và đã quyên được khá nhiều tiền ; họ còn dùng ảnh hưởng của mình để thuyết phục những người đàn ông trong gia đình họ gia nhập các nghĩa quân và họ được giao phó những công tác tế nhị mà đàn ông không thể nào thực hiện tốt hay an toàn.

    Trần Quốc Việt sưu tầm
    Chú thích :

    (1) Trích từ tác phẩm "Nguyễn Thái Học", chương 43 tựa đề "Chị Giang" của nhà văn Nhượng Tống, một người đồng sáng lập Việt Nam Quốc Dân Đảng.

    https://thongluan-rdp.org/di-n-dan/item/25229-92-nam-ngay-cac-anh-hung-vi-t-nam-qu-c-dan-d-ng-b-x-t-yen-bay

    "Dẫu là góc nhìn của một người Pháp, nhưng rõ ràng L.Roubaud đã có những nhận xét, đánh giá ở thời điểm đó với chủ kiến riêng, chứ không hoàn toàn bị chi phối bởi màu da hay tư tưởng mà người Pháp hiện diện ở Việt Nam và Đông Dương lấy làm cớ để thể hiện uy thế của kẻ thống trị. Điều đó giúp cho các nhân vật, sự kiện được ghi chép lại chân thực, sống động, thậm chí có những sự kiện ở chừng mực nào đó, góp phần lột trần bản chất đàn áp, bóc lột của chính thực dân Pháp như phần "Một ngàn năm trăm người im lặng" (về cuộc biểu tình hòa bình bị áp chế bằng bạo lực súng đạn), phần "Trừng phạt một làng" (dữ kiện tố cáo tội ác của thực dân Pháp với làng Cổ Am)...

    Qua ghi chép của L. Roubaud, những người yêu nước chân chính như trường hợp Ký Con (Đoàn Trần Nghiệp), hiện lên với vẻ mặt bình thản trước kẻ thù, tươi cười lạc quan và mục đích "làm loạn" đánh đuổi Pháp rất rõ ràng dù ít cơ hội thành công: "Người ta phải khởi sự trước, rồi người khác tiếp tục. Chúng tôi không thành công, kẻ đến sau sẽ thành công"...

    YlymHa sưu tầm và phổ biến


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